Du 9 janvier au 2 février 2012

CLAIR-OBSCUR

Peintures de Jean-Louis Patrice

La vie est faite d’une accumulation d’événements auxquels nous prêtons rarement attention sur l’instant. Pourtant, certains d’entre eux influencent irrémédiablement notre futur. Pour ma part, quand je me retourne sur mon passé de jeune écolier, je mesure la chance d’avoir eu pour instituteur le célèbre peintre normand André LEMAITRE. Et je me revois, du haut de mes six ou sept ans, dans le jardin de l’école communale, regardant par la fenêtre de l’atelier du peintre, émerveillé, les innombrables tableaux qui en tapissaient les murs. Depuis, consciemment ou non, je n’ai cessé, en griffonnant et peignant, de ci de là, d’espérer pouvoir me consacrer un jour à la peinture. Aujourd’hui, les circonstances de la vie m’en donne l’occasion, et je tiens à lui en rendre hommage ! (Jean-louis PATRICE)

« Dans la définition des Arts, le portrait représente un domaine bien à part : soit il est autoportrait et vous obtenez en peinture un personnage qui vous regarde fixement d’un drôle d’œil ; soit l’artiste capte un visage bien posé ou fripon et le travaille minutieusement ou en larges touches contemporaines afin de mieux définir le caractère.
Je sais quelques heureux peintres qui excellent à fixer ainsi sur la toile ou tout autre support, de saisissants visages, âgés ou juvéniles, par la maîtrise d’un talent rare et d’un exceptionnel sens de la découverte du caractère d’autrui.
Jean-Louis PATRICE s’adonne surtout au portrait, mais par la grâce de ses compétences en dessin industriel , il est de ceux pour qui l’encre de Chine circule pour toujours dans leurs veines et apporte à la fois un sens étrange , quasi mystérieux de la définition du tempérament et de l’humeur du modèle, qu’il soit tangible ou imaginé, séduisant ou impérieux.
En effet, Jean-Louis PATRICE est peintre et l’unité précise des couleurs de sa palette le prouve. Mais c’est avant tout un bâtisseur d’âmes par le trait, par cet art indispensable et instinctif du geste qui creuse en premier le chemin des sentiments et des expressions. Et si le naïf de son naturel surprend parfois, en revanche, il propose d’intéressantes réussites où l’attrayant n’est pas obligatoirement le souci, mais elles provoquent un sentiment bouleversant de réalisme inquiet, mystique, pensif, généreux ou combatif, ponctué d’impacts de couleurs judicieuses.
 » (André RUELLAN, critique d’art)