Le Cinéma britannique

Cycle Cinéma Université Inter-Age

L’histoire n’a pas toujours été tendre avec le cinéma britannique, et pour cause, le cinéma « Made in Britain » est un électron libre, difficile à étiqueter ou à analyser à l’aide de formules générales ou de grands courants artistiques.
François Truffaut, Roger Manvell, Pauline Kael... nombreux sont les critiques qui ont, au cours du siècle passé, dénigré le cinéma d’Outre Manche. Dans le journal britannique The Gardian du 12 décembre 1991, le chroniqueur Adrian Turner dénonçait « la médiocrité, la routine et le manque de professionnalisme » du cinéma britannique avant de poser la question : « Qui se soucie encore de savoir s’il existe ou non un cinéma britannique ? ».
La question semble stérile car oui, il existe bel et bien un cinéma britannique qui possède sa propre histoire et ses propres spécificités en rapport avec la vie culturelle, politique et sociale de son pays. Mais la question plutôt pertinente ici est de savoir qui s’en soucie.
C’est que même les britanniques semblent, dans un premier temps, ne pas s’être intéressés à leur propre cinéma. Outre manche, le cinéma fut longtemps considéré comme un divertissement pour les masses populaires et faire carrière dans le monde du spectacle demeurait peu recommandable. De plus, dès les années 20, le grand public britannique montre très vite sa préférence pour les productions étrangères, et plus fortement les films américains proposés en abondance dans les cinémas. L’arrivée du parlant ne changea pas la donne, les britanniques étant, à l’instar de leur confrères américains, anglophones.
Cette concurrence avec Hollywood ne facilita pas la tâche au cinéma britannique. Ainsi, le critique Nick Roddick déclarait avec justesse dans l’un des essais du recueil British cinéma now (1985) : « Si les états-unis parlaient l’espagnol, nous aurions une industrie cinématographique ».
Il faut être solide pour pouvoir faire face à la machine Hollywoodienne et rétrospectivement, le cinéma britannique étonne par sa diversité, sa capacité à se renouveler et à surprendre. On lui reconnait davantage depuis quelques décennies sa singularité, son insolence, son autodérision et sa franchise, notamment grâce aux ouvrages spécialisés sur le sujet comme ceux du critique français Philippe Pilard.

Pour cette année universitaire 2020-2021, nous vous proposons de découvrir ou de re-découvrir l’histoire du cinéma britannique sur une période s’étirant des années trente à nos jours. À travers une sélection de huit films hétéroclites, nous tenterons de définir les particularités cinématographiques, esthétiques, historiques et narratives de ce cinéma souvent sous estimé.

- 5 octobre 2020 > Les 39 marches de Alfred Hitchcock (1935, 1h25)
- 2 novembre 2020 : Le Narcisse noir de Michael Powell (1949, 1h40)
>En raison du confinement cette séance est proposée le mercredi 25 novembre à 20h via La 25ème Heure
- 30 novembre 2020 : Le Chien des Baskerville de Terence Fisher (1959, 1h27) >En raison du confinement cette séance est annulée pour le moment
- 4 janvier 2021 : Kes de Ken Loach (1970, 1h50)
- 1er février 2021 : Monty Python : Sacré Graal de Terry Jones et Terry Gilliam (1975, 1h30)
- 8 mars 2021 : Trainspotting de Danny Boyle (1996, 1h33)
- 12 avril 2021 : Fish Tank de Andrea Arnold (2009, 2h02)
- 10 mai 2021 : We need to talk about Kevin de Lynne Ramsay (2011, 1h50)

Infos pratiques

lundi 5 octobre 2020
09h00
Cinéma LUX

 Cycle & Rétrospective

mercredi 25 novembre 2020
20h00
Salle virtuelle La 25ème Heure

 Cycle & Rétrospective
 e-cinema

lundi 30 novembre 2020
09h00
Cinéma LUX

 Cycle & Rétrospective

lundi 4 janvier 2021
09h00
Cinéma LUX

 Cycle & Rétrospective

Pratique : toutes les séances ont lieu à 9h00 ; elles sont accessibles à tous aux tarifs habituels du cinéma et à un tarif spécial pour les adhérents UIA (4€).

Attention : port du masque obligatoire dans TOUT le cinéma, temps de séance et débat compris jusqu’à nouveau décret.


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